Inscription gratuite mais obligatoire par mail : didier.bourgeois@ch-montfavet.fr
Pour les soignants du CHM : faire une feuille verte à valider par votre cadre de formation
À l ’heure où la santé mentale s’ impose comme un enjeu majeur de nos sociétés, les pratiques de soin se trouvent appelées à se réinventer , à ouvrir leurs cadres, à accueillir d’autres langages que ceux du symptôme et du protocole.
Les arts, longtemps relégués aux marges du soin ou perçus comme accessoires, apparaissent aujourd’hui , à la lumière des travaux de l ’Organisation mondiale de la Santé, comme
des acteurs à part entière du mieux-être, du rétablissement et de la dignité humaine. Et si , àl ’époque de l ’ IA, l ’Art demeurait l ‘ultime rempart contre un déshumanisme triomphant.
Créer , regarder , écouter , lire : autant de positions et de gestes simples, universels, qui engagent le corps, l ’émotion, l ’ imaginaire et la relation à l ’autre. Dans les espaces de soin, ces gestes deviennent des passages, ces positions constituent des ancrages. Ils permettent de dire autrement ce qui ne trouve pas toujours de mots, de restaurer un sentiment d’existence active, de retisser du lien au monde quand celui-ci s’est fragilisé. L’art ne soigne pas « à la place de », mais i l accompagne, soutient, ouvre des possibles là où l ’enfermement psychique ou
institutionnel menace.
Ce col loque se propose de contribuer à la réflexion sur la place des arts dans les parcours de soin et de rétablissement, en psychiatrie comme dans les pratiques communautaires.
Il s’agit d’ interroger les conditions de leur intégration : les postures professionnelles, les cadres éthiques, la reconnaissance des œuvres produites comme outils recréant un nécessaire estime de soi , la place des personnes concernées comme sujets et non comme objets de soin. Comment penser l ’art-thérapie sans réduire la création à un simple indicateur clinique?
Comment préserver et développer la dimension esthétique, symbolique et émancipatrice de l ’art au sein des institutions de santé ?
En croisant les voix de soignants, d’art-thérapeutes, d’artistes, de chercheurs et de personnes concernées, ce col loque souhaite faire émerger une pensée sensible et critique des liens
consubstantiels entre arts et santé mentale.
Il entend défendre l ’ idée que la création artistique, loin d’être un luxe, constitue un espace psychique et social de résistance à la stigmatisation (auto stigmatisation et stigmatisation sociale), un lieu de reconnaissance et un vecteur essentiel d’humanité dans le soin.